Mes relations actuelles, suite de l' analyse

Mes relations actuelles (suite du travail avec le cercle)

Dans le texte précédent, intitulé «L'impact des autres sur ma vie 2, mes relations actuelles», j'ai identifié chacune des personnes avec lesquelles je suis en relation par leurs initiales dans l'exercice du cercle.
Maintenant, je vais plus loin dans ma réflexion en m'interrogeant plus en profondeur sur ma relation avec chacune de ces personnes. J'inscris leurs initiales dans le tableau ci dessous, en indiquant chaque aspect positif et chaque aspect négatif que je vis avec chaque personne afin d'avoir une image encore plus claire de mes relations.

Vécu dans ma relation

Initiales


Positif :
Négatif :
Positif :
Négatif :
Positif :
Négatif :

Les relations que je vis peuvent s'étaler sur de plus ou moins longues périodes et m'apporter soit du positif, soit du négatif ou les deux à la fois. Je considère souvent que je n'ai pas le choix de maintenir la relation même si je m'y sens coincé et victime de l'autre. En effet, le lien à l'autre me donne un ou plusieurs types de support, l'émotionnel, l'utilitaire ou aide concrète, la socialisation ou simplement l'occupationnel, que je préfère ne pas perdre.


La relation est aussi une base importante de connaissance et d'image de soi. Je me vois et me juge très souvent au travers le jugement et les feedbacks de ceux qui m'entourent. Je peux me servir positivement de cette connaissance pour améliorer ce que je suis vers mon mieux-être ou négativement pour me rehausser à mes propres yeux et me leurrer moi-même à l'exemple de la personne qui se sert d'une relation dans laquelle elle se sent en autorité pour se percevoir forte alors qu'il n'en est rien dans sa personnalité.


Cet exercice de prise de conscience m'oblige à un approfondissement le plus éclairé possible sur ce que je vis intérieurement à partir de mes relations sociales tant familiales, amoureuses, amicales que professionnelles. Je retrouve aussi des interactions qui peuvent être importantes dans mes compagnonnages sportifs, de loisir et autres. Je poursuis, ici, un travail enrichissant mais de longue haleine car tout au long de ma vie apparaitront de nouvelles relations. Cet exercice va m'amener à faire une réflexion sur ce que m'apporte chacune de mes relations et à m'interroger sur ce que je peux faire pour les rendre enrichissantes pour moi comme pour l'autre


Suite à ce travail d'éclaircissements de ce que je vis, je pourrai me donner un sentiment de maîtrise en me permettant de dire à l'autre personne ce que je vis dans notre relation. En m'engageant dans cette action, je vais souligner les bons aspects mais aussi parler des mauvais aspects et ainsi apaiser de façon significative la tension et l'émotion négatives que je ressens.


Je dois aussi évaluer s'il est plus facile pour moi d'exprimer mon besoin et mes insatisfactions à quelqu'un qui m'est éloigné ou avec mes proches. Avec une personne éloignée, je peux me sentir freiné par l'image que je veux projeter chez tous ceux qui me connaisse peu (Qu'est-ce qu'elle va penser et dire sur moi?) alors qu'avec mes proches, je peux avoir peur de perdre l'amour ou la présence de la personne (Est-ce que cela va jeter un froid avec ma mère, ma conjointe, mon enfant?). Je peux appréhender de ne plus être aimé de l'autre, d'être rejeté, réprimandé ou encore, d'en ressentir de la culpabilité.


Au moment où je décide de dire à l'autre le malaise que je ressens, je dois procéder afin qu'elle ne puisse percevoir mon intervention comme une agression. Pour ce faire, je ne parle jamais au TU pour qu'elle ne se sente pas mise en accusation ni jugée. Je prend donc l'habitude de parler au JE puisque l'important pour moi est d'exprimer ce que je ressens sans rejeter le blâme sur l'autre et sans autre attente immédiate que de voir baisser ma propre tension émotionnelle que je vis dans cette relation avec elle.


La peur de mal s'exprimer ou de s'emporter peut toutefois être allégée par le fait d'écrire à l'autre ce que je ressens plutôt que de le dire directement. Ce procédé permet souvent de mieux structurer sa pensée et évite la montée d'agressivité chez l'autre personne qui peut se sentir attaquée dans le feu de la conversation.


Bien sûr, je communique avec l'autre dans l'espoir de voir s'améliorer la relation vers le positif, vers du nourrissant pour moi et l'autre mais je dois être conscient qu'il est possible que rien ne change. J'aurai alors peu de choix, soit demeurer en relation pour des raisons que je considère valables soit avoir le courage d'y mettre fin, en développant suffisamment de respect pour moi et pour l'autre pour améliorer notre bien-être à tous les deux.

 

Bon travail                                                                                                    Jocelyn Boudreau