La peur de la nouveauté

Peur de la nouveauté et le stress.

 

Mon quotidien est-il immuable ou suis-je confronté à des changements fréquents dans mon univers immédiat? Je pense que la réponse va de soi, puisque rien dans la vie n’apparaît comme constant. Ce qui constitue ma vie va changer et souvent, au moment où je m’y attend  le moins.

 

Ces situations nouvelles me confrontent à ce que je suis dans mon système de valeurs, dans mes croyances, dans mon besoin de sécurité financière ou affective ainsi que dans l’image que je veux projeter en tant que parent, travailleur ou autre.

 

Le stress m’aide à faire face au problème, réel ou non, que ces situations suscitent, lorsque je suis dans une attitude d’ACTION. En exemple, aller à la rencontre d’une personne qui m’attire ne comporte que le risque d’un non mais la possibilité d’un gain relationnel pour moi et pour elle. La confiance en moi et en la vie est ici primordiale.

 

Si j’ai peur d’être rejeté lors de cette première rencontre, cette crainte peut me paralyser et m’empêcher d’entrer en contact. Dans cette RÉACTION, la peur de l’inconnu siphonne mon énergie et m’empêche de trouver la solution en me paralysant et en m’amenant, comme l’autruche, à me cacher la tête dans le sable. Il en résulte souvent une image négative de moi et de la vie.

 

Voici des exemples de situations nouvelles qui peuvent être stressantes dans différents aspects du quotidien. Premièrement, «je vieillis». Cela m’impose une adaptation et une acceptation aux conséquences de mon vieillissement. Des rides apparaissent, mon système pileux change de couleur vers le gris, je perds mes cheveux, de nouvelles douleurs s’installent dans mes articulations, etc.

 

Deuxièmement, si je suis parent, je vois mon enfant changer, grandir et devenir plus autonome, mais son développement amène constamment du renouveau positif ou négatif. Est-ce que je me sens capable de faire face à tous les changements et interrogations suscités par ses changements physiologiques, intellectuels et autres ou est-ce que je me sens dérouté?

 

Troisièmement, après nombre d’années, je ne sens  plus ma vie de couple enrichissante comme au début. Je m’ennuie, le désir est presqu’à zéro, la communication pas beaucoup mieux. Qu’en est-il pour l’autre? Que serait ma vie après une séparation?

 

Quatrièmement, il y a une possibilité de coupures de poste lors d’une restructuration à mon travail qui me fait redouter une période de chômage. Comment pourrais-je faire face?

 

Ces situations vont m’obliger àl’adaptation, cette énergie qui m’aide à m’ajuster au changement. Je suis constamment sollicité par des modifications. Mais suis-je capable d’accepter avec sérénité tous les changements qui surviennent dans ma vie?

 

Les autres (patron, conjointe, enfant, etc.) s’attendent à ce que je m’adapte facilement ou rapidement au changement alors que moi, je m’accroche à ce que je connais parce que c’est sécurisant. L’inconnu ne peut que me faire peur puisque je ne sais pas ce qui m’attend. Comment dans de telles conditions, ne pas connaître un stress grandissant qui me rende réactif et gruge l’énergie dont j’ai tant besoin?

 

Je dois me demander dans les semaines à venir comment je vis les changements que la vie m’impose de façon régulière. Est-ce que je me laisse submerger par le doute en mes capacités à faire face et par l’insécurité que cela m’amène, ou suis-je capable de composer avec le problème en me faisant confiance et en croyant que la vie est là pour m’aider?

 

Jocelyn Boudreau