Les stress ponctuels ou extérieurs

Les stress ponctuels ou extérieurs à l’individu

 

Qui peut se vanter de n’avoir jamais vécu un événement qui l’ait obligé à réagir, à agir et à s’adapter? Des faits plus ou moins marquants de la vie m’obligent à m’ajuster au changement. Tant les moments positifs que négatifs sont, dans ce qui m’arrive, des sources de stress.

 

Il est facile d’imaginer le stress résultant d’événements négatifs mais comme exemple de stress positif, je peux penser à l’obtention du contrat mirobolant recherché depuis si longtemps ou encore, le gain du gros lot à la loterie. Quelle serait l’intensité de mon stress dans ces deux cas?

 

Certains chercheurs se sont penchés sur les moments stressants du quotidien dont Holmes et Rahe qui ont dressé une liste de cent événements de la vie qui provoquent du stress. Ils ont établi une échelle d’intensité du stress de 1 à 100. En exemple, la mort du conjoint est généralement ressentie à 100, le divorce à 73, le mariage à 50, le licenciement de son travail à 47, un problème avec l'employeur à 23, le changement du nombre de personnes dans la famille à 15 alors qu’une petite infraction à la loi se solderait par l’intensité 11 sur cette même échelle.

 

Les sources de stress abordées ci-dessus sont extérieures à moi et me sont imposées par la vie. Certaines sont beaucoup plus difficiles à assumer que d’autres mais je peux être en mesure de les gérer au mieux.

 

Toutefois, chaque personne peut avoir sa propre échelle d’intensité et ce qui est un stress positif pour moi peut être négatif pour quelqu’un d’autre, par exemple : un «rendez-vous galant avec un inconnu» peut représenter un stress positif ou négatif selon ma perception et mon vécu. Il en est de même pour une réunion familiale à l’occasion de Noël ou autre. Même si ces sources de stress sont ponctuelles, ce que je ressens est lié à quelque chose de plus profond qui m’appartient, mes sentiments, mes besoins, mes valeurs, etc.

 

Un événement qui m’est extérieur pourra déclencher lors de son apparition dans le quotidien, une augmentation de mon mal-être et des maux que je ressens. C’est souvent à ce moment que je ferai face pour la première fois à la conscience de mes malaises au travers mon vécu.

 

D’autres sources de stress proviennent de mon genre de vie, tout simplement. L’endettement du «voisin gonflable» (ma piscine est plus grosse que la tienne, ma voiture est plus luxueuse, etc.) ou encore, la course contre la montre des parents où les deux travaillent à temps plein, en sont des exemples. Ces stress paraissent extérieurs à moi mais sont en fait liés à l’image de soi, aux besoins que je me crée, à la compensation, etc. Ces stress que je m’impose sur une longue période peuvent provoquer en moi des maux liés au stress intérieur que nous verrons dans le texte sur  les stress qui émanent de moi.

 

Jocelyn Boudreau